• patate mousse

    Je suis monté comme j'ai pu. En haut du grand escalier. Je suis monté comme j'ai pu, en rampant peut être. J'ai regardé par la fenêtre de la chambre verte. J'ai vu la mer d'un rouge éclatant qui me rayonnait dans les ouïes. J'ai vu longues nuits et contes volés. J'ai eu visions de souvenirs perdus sur ce presque océan qui voulait bien nous porter encore un peu. Je t'ai vu, toi, frange coupée, feuilles de thé. Fruits rouges gavés, en bataille, dans mon intérieur sombre.
    Bagarre d'étourneau. Royauté usurpée et western de pacotille. 

    Calme tempête, doux paysage.

    J'ai coeur dans plumes trempées d'eau claire. J'ai passé la nuit à m'égoutter entre les pages de mon calendrier. J'ai tripes à l'air. J'ai cerveau reptilien qui fout le camp. J'ai dans ma poche trois fois trois millions de paradoxes (et ce n'est pas encore assez). J'ai dans ma bouche cinq fois deux milliards de paroles fuyantes qui se brisent sur ton plastron de princesse. J'ai, trois graines pour un seul oiseau. J'ai cinq fois trop de casseroles sales dans ma tronche de ravage. 

    J'ai ton sourire, tes yeux, ton bec dessous ma couronne de plomb.


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